Icônes, couvertures, polices, colonnes, gabarits, widgets, raccourcis : dix façons de personnaliser Notion, de la plus rapide à la plus structurante.
Notion arrive nu : une page blanche, une police, pas de couleur. C'est un choix de conception, et c'est aussi ce qui fait que deux espaces Notion se ressemblent rarement au bout de six mois. Voici dix façons de personnaliser le vôtre, classées de la plus rapide à la plus structurante.
Les premières prennent trente secondes. Les dernières changent la façon dont vous travaillez.
Cliquez au-dessus du titre, sur « Ajouter une icône ». Vous avez le choix entre un emoji, la bibliothèque d'icônes de Notion, ou une image à téléverser.
L'intérêt n'est pas décoratif : l'icône apparaît dans la barre latérale, dans les résultats de recherche et dans les liens vers la page. Une barre latérale d'icônes se parcourt à la vitesse du regard, une barre latérale de titres se lit ligne par ligne.
Conseil : gardez une logique. Un emoji par type de page, pas un emoji par envie.
Moins utiles que les icônes, mais elles marquent le début d'une page importante. Notion propose une galerie intégrée, un lien externe ou un téléversement.
À réserver aux pages de premier niveau. Une couverture sur chaque sous-page fait perdre trois centimètres de haut d'écran à chaque ouverture.
Dans le menu en haut à droite de chaque page : trois polices possibles, l'option « Petit texte » et l'option « Pleine largeur ».
La serif change vraiment la lecture d'un document long. La pleine largeur est à utiliser sur les pages de bases de données, où les colonnes ont besoin de place, et à éviter sur les pages de texte : une ligne trop longue est fatigante à lire.
Dans les paramètres, ou avec le raccourci Ctrl Maj L sur Windows, Cmd Maj L sur Mac.
À savoir si vous utilisez des intégrations : Notion ne transmet pas son thème aux contenus intégrés. Un widget clair dans un Notion sombre fera une tache blanche, sauf s'il propose un réglage de thème.
Glissez un bloc à côté d'un autre : Notion crée une colonne. C'est la seule façon de sortir de l'empilement vertical.
Deux colonnes fonctionnent bien, trois passent sur grand écran, quatre deviennent illisibles sur téléphone où tout se remet en pile de toute façon. Testez toujours vos pages de colonnes sur mobile avant de les partager.
Une base de données ne se regarde pas forcément en tableau. La vue galerie affiche des cartes avec image, ce qui transforme une liste de projets ou de contenus en quelque chose qu'on parcourt.
Réglez la propriété d'aperçu sur « Contenu de la page » pour utiliser la couverture, ou sur une propriété fichier pour maîtriser l'image affichée.
Le bloc Bouton exécute une suite d'actions en un clic : créer une page dans une base avec des propriétés pré-remplies, ajouter des blocs, modifier une page existante.
C'est la personnalisation qui fait gagner le plus de temps réel. Un bouton « Nouveau client » qui crée la fiche, le dossier de projet et les trois tâches de démarrage remplace cinq minutes de mise en place à chaque fois.
Dans une base, le menu à côté de « Nouveau » permet de définir des gabarits : une structure de page prête, appliquée à chaque nouvelle entrée.
Compte rendu de réunion, fiche client, spécification : tout ce que vous réécrivez de la même façon mérite un gabarit. C'est aussi ce qui rend une équipe cohérente sans avoir à le demander.
Les blocs d'intégration permettent d'afficher des choses que Notion ne sait pas faire : l'heure, la météo, un minuteur, un compte à rebours.
Un widget est une page web affichée dans un cadre. Il n'a accès à rien de votre espace, ce qui le rend inoffensif et limité : il décore le cadre, il ne travaille pas.
Posés avec parcimonie, deux ou trois en haut d'un tableau de bord, ils font qu'on reste dans la page. Posés par huit, ils la ralentissent et la rendent illisible.
À voir : les widgets Notion gratuits.
Dans les paramètres, section Préférences, un réglage détermine la page qui s'ouvre au lancement de Notion.
C'est la personnalisation la plus négligée et la plus rentable. Si votre tableau de bord demande deux clics pour être atteint, il sera consulté deux fois moins souvent. La page que Notion ouvre en premier est celle qui structure votre journée, que vous l'ayez décidé ou non.
Si vous ne devez en faire que trois : les icônes sur les pages de premier niveau, un gabarit pour ce que vous réécrivez chaque semaine, et la page d'accueil réglée sur celle qui compte.
Les sept autres sont du confort. Ces trois-là changent des minutes tous les jours.
Oui, trois polices sont proposées dans le menu en haut à droite de chaque page. Le choix s'applique page par page, pas à l'espace entier.
Pas nativement. Des extensions de navigateur le permettent, mais elles ne fonctionnent que sur votre machine et pas dans l'application mobile : ce que vous voyez ne sera pas ce que voient les autres. Pour une page partagée, mieux vaut travailler avec ce que Notion propose.
Oui, dans l'application iOS et Android. La largeur y est plus étroite, donc prévoyez des blocs un peu plus hauts.
Ouvrez les paramètres, puis la section Préférences : un réglage détermine la page ouverte au lancement de l'application.