Cinq widgets Notion gratuits, chacun pour un problème précis : démarrer, arbitrer, tenir une échéance, se repérer, s'arrêter. Et ce qu'aucun ne résoudra.
Un widget ne rend personne productif. Ce qu'il peut faire, c'est enlever un motif de sortir de la page où vous travaillez, ou rendre visible une information que vous aviez décidé d'ignorer. Voici cinq widgets, chacun pour un problème précis, et le problème d'abord.
La difficulté n'est presque jamais de travailler. C'est de commencer. Une tâche sans fin annoncée est une tâche qu'on repousse, parce que s'y mettre revient à accepter une durée inconnue.
Un minuteur règle ça en transformant l'engagement : vous ne promettez pas de finir, vous promettez vingt-cinq minutes. C'est tenable un jour sans motivation, et le reste suit généralement tout seul.
Le minuteur Pomodoro compte aussi les séances terminées, ce qui rend visible le temps réellement passé sur un projet. Sur un forfait, c'est souvent la première fois qu'on voit l'écart avec l'estimation.
À poser dans la page du projet en cours, pas dans une page « outils » que vous n'ouvrirez pas.
En fin de journée, tant que le temps reste abstrait, on repousse. On se dit qu'il reste un peu de marge, et on découvre à 18 h qu'il n'y en avait pas.
Une barre qui annonce qu'il reste 18 % de la journée ouvrée force la décision : ce qui passe, ce qui saute. C'est exactement l'arbitrage qu'on évitait de faire.
La progression du jour se cale sur vos horaires : réglée sur 9 h et 18 h, la barre est pleine à 18 h et non à minuit. C'est la différence entre une information juste et une information vraie.
La même barre, réglée sur le mois ou l'année, sert à cadrer un objectif commercial.
Une date dans un tableau ne crée aucune urgence. Elle est vraie, elle est rangée, et personne ne la regarde.
Un compte à rebours qui décompte à la seconde en haut d'une page d'équipe fait le travail de trois relances. Personne n'a besoin de calculer, et personne ne peut dire qu'il ne savait pas.
Un seul par page. Deux échéances affichées en même temps se neutralisent : on ne sait plus laquelle est la vraie.
Celui-ci ne vaut que dans un cas : si votre page Notion est affichée en permanence, sur un second écran ou dans un onglet que vous ne fermez jamais.
Dans ce cas, une horloge évite le détour par la barre système, qui finit toujours par un coup d'œil aux notifications. C'est un petit gain, répété cinquante fois par jour.
Si votre page n'est pas affichée en permanence, l'heure est déjà sur votre écran et le widget ne sert à rien.
Celui-là surprend, mais il est sérieux. Une pause prise en ouvrant un onglet extérieur dure rarement cinq minutes : on part sur un site d'actualité et on revient un quart d'heure plus tard, avec moins d'énergie qu'en partant.
Un jeu posé dans l'espace de travail garde la pause à sa place : dedans, et courte. Sans publicité, sans compte, sans fil d'actualité.
Un widget affiche, il ne lit rien. Une iframe est isolée de la page qui la contient : il ne connaît ni vos tâches, ni vos projets, ni vos échéances.
Donc si le problème est « je ne sais pas où j'en suis », aucun widget n'aidera. Ce problème-là se règle avec des bases de données reliées entre elles et des vues filtrées, ce que Notion fait très bien nativement.
Les widgets s'occupent du cadre. Le système fait le travail.
Deux ou trois. Chacun est une page web chargée en plus, et surtout chacun repousse vers le bas ce que vous êtes venu consulter.
Oui, sans compte, sans limite d'usage et sans version payante derrière. Le bloc d'intégration de Notion fonctionne lui aussi sur le plan gratuit.
Non. Fermer la page arrête le widget, et aucune intégration ne peut envoyer de notification système. Pour une alarme fiable, gardez le minuteur de votre téléphone.
Non, jamais. Une iframe est isolée de la page qui l'affiche : le widget ne voit ni vos données, ni vos textes, ni le titre de la page.
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