Un widget Notion est une page web affichée dans un bloc d'intégration. Comment en poser un en deux minutes, et les cinq limites que personne ne mentionne.
Un widget Notion est une page web légère affichée à l'intérieur d'une de vos pages, dans un bloc d'intégration. Horloge, météo, minuteur, compte à rebours : le widget vit sur un site extérieur, et Notion se contente de l'afficher. Aucune extension à installer, aucun compte à créer.
Ce guide explique comment en poser un, puis ce que Notion permet réellement de faire avec. Cette seconde partie est la plus utile : elle vient de la construction de huit widgets, et elle explique la plupart des déceptions qu'on lit sur le sujet.
Un widget Notion n'est pas une fonctionnalité de Notion. C'est une page web hébergée ailleurs, que Notion affiche dans un cadre appelé bloc d'intégration, ou embed. Techniquement, c'est une iframe. Notion lui donne une place dans la page et ne s'en occupe plus.
Cette distinction explique tout le reste : le widget ne sait rien de votre page, ne lit aucune de vos bases de données, et ne peut pas agir sur Notion. Il affiche quelque chose, c'est tout.
/intégrer si votre Notion est en français, ou /embed s'il est en anglais. Choisissez « Intégrer » dans le menu.Comptez deux minutes la première fois, trente secondes ensuite.
Voici les cinq contraintes du bloc d'intégration. Aucune n'est documentée en français, et chacune explique un comportement qu'on prend pour un bug.
Personne ne peut rien changer à l'intérieur du cadre : ni vous, ni les personnes à qui vous partagez la page. Il n'y a pas de menu, pas de roue crantée, pas de clic droit utile.
Conséquence directe : tout réglage doit voyager dans l'adresse elle-même. C'est pour cette raison que les widgets sérieux proposent un générateur de lien plutôt qu'un panneau d'options. Le lien est la configuration. Pour changer un réglage, on génère un nouveau lien et on remplace l'ancien.
Notion ne transmet pas son thème clair ou sombre à une page intégrée. Un widget clair posé dans un Notion sombre fait une tache blanche au milieu de la page, et c'est la première chose qui saute aux yeux.
La seule parade possible est que le widget suive le thème de votre appareil, ce qui correspond presque toujours à celui de Notion. Quand les deux divergent, il faut pouvoir forcer clair ou sombre dans les réglages du widget.
Ouvrir la page relance le widget. Fermer l'onglet l'arrête.
Un minuteur ne peut donc pas décompter en arrière-plan pendant que vous travaillez ailleurs, et aucun widget ne vous enverra de notification. Un bon minuteur sait où il en était et se recale au retour ; il ne remplacera jamais l'alarme d'un téléphone, et il vaut mieux le savoir avant de compter dessus.
Ce qui dépasse la hauteur du bloc est coupé net, sans aucune indication. Pas de flèche, pas d'ombre, rien. Un lecteur pense simplement que le widget est mal fait.
Un widget doit donc tenir dans la place qu'on lui donne, quelle qu'elle soit. Vérifiez toujours la hauteur conseillée avant de coller le lien.
Un widget posé dans une colonne étroite sera étroit, quoi qu'on fasse. Si vous voulez une horloge large, mettez-la hors des colonnes ; si vous voulez trois widgets côte à côte, créez trois colonnes et acceptez que chacun soit compact.
Huit widgets, tous gratuits, sans compte ni publicité :
Un tableau de bord de travail demande des repères de temps et rien d'autre : horloge, minuteur Pomodoro, progression du jour. Trois widgets suffisent ; au-delà, la page devient un cockpit qu'on ne regarde plus.
Une page de vie quotidienne appelle plutôt la météo, le calendrier du mois et la progression de l'année. Ce sont des informations qu'on consulte, pas des outils qu'on utilise.
Un second cerveau se marie bien avec la progression de vie et un compte à rebours sur une échéance qui compte. L'intérêt n'est pas décoratif : c'est de donner une échelle aux notes qu'on accumule.
Chaque widget est une page web chargée en plus, donc oui, marginalement. Un widget bien fait pèse quelques dizaines de kilo-octets et ne se voit pas. C'est l'accumulation qui coûte : trois ou quatre par page passent inaperçus, une dizaine se sentent au chargement.
Non. Le bloc d'intégration fait partie des fonctions de base de Notion et fonctionne sur le plan gratuit, sans limite de nombre.
Oui, dans l'application iOS et Android comme sur le web. La largeur y est plus étroite, donc prévoyez un bloc un peu plus haut. L'application met aussi les pages en veille quand on la quitte : un minuteur se recale au retour plutôt que de sonner.
Non. Une iframe est isolée de la page qui l'affiche : le widget ne lit ni vos bases de données, ni vos textes, ni le titre de la page. Il ne sait même pas qu'il est dans Notion.
Oui, autant de fois que vous voulez, avec des réglages différents à chaque fois. Deux comptes à rebours sur deux échéances, ou deux météos sur deux villes : chaque lien est indépendant.
Les intégrations affichent une page vide. C'est le vrai risque d'un widget gratuit, et il vaut mieux le connaître : vous dépendez de quelqu'un qui maintient un service sans vous facturer. Préférez un widget dont vous savez qui l'héberge.
Pour aller plus loin : tous les widgets Notion gratuits, réglables et copiables en un lien.