Side project : le gérer dans Notion sans y perdre vos soirées
Gérer un side project dans Notion : une page projet, une roadmap de développeur solo en trois colonnes, un journal, le lancement et des indicateurs.
Pour gérer un side project dans Notion, une page projet suffit au départ : l’objectif en une phrase, une roadmap en trois colonnes (maintenant, ensuite, plus tard), un journal daté et une liste de lancement. Ajoutez ensuite deux ou trois indicateurs, relevés chaque mois, pour savoir si le projet mérite vos soirées.
Un side project vit dans les interstices : quelques soirées, un dimanche matin, puis trois semaines sans y toucher. Le vrai risque n’est pas de manquer de temps. C’est de perdre le fil entre deux sessions, et de recommencer à zéro à chaque reprise.
Ce guide montre comment tenir un projet d’indie maker dans Notion, qu’il s’agisse d’une application, d’un produit numérique ou d’un site. Si votre projet est une application construite avec une IA, le guide pour organiser ses projets vibe codés dans Notion détaille en plus le journal de build et les prompts.
Pourquoi un side project a-t-il besoin d’un système ?
Parce que vous ne travaillez pas dessus tous les jours. Un projet professionnel a des réunions, des collègues, des échéances qui rappellent où il en est. Un side project n’a que vous, et votre mémoire entre deux sessions.
Un système léger règle trois problèmes :
- Reprendre vite : en ouvrant la page, vous savez où vous en étiez et quelle est la prochaine étape.
- Rester concentré : la fonctionnalité amusante attend son tour, derrière celle qui rend le projet utilisable.
- Décider à froid : continuer, réduire ou arrêter se décide sur des faits notés, pas sur l’humeur du moment.
Le piège inverse existe aussi : passer plus de temps à organiser le projet qu’à le faire avancer. Tout ce qui suit tient dans une page et deux bases.
Que mettre sur la page d’un side project ?

La page projet est le tableau de bord. Elle répond en dix secondes à quatre questions :
- Pourquoi ce projet ? L’objectif en une phrase, et pour qui. Si vous ne savez pas l’écrire, le projet n’est pas encore prêt.
- Qu’est-ce qui compte comme réussi ? Un critère simple et daté : une première version en ligne, dix premiers utilisateurs, un premier euro.
- Quelle est la prochaine étape ? Une seule action, assez petite pour une soirée.
- Où en suis-je ? Le journal et les indicateurs, en vues liées sous l’en-tête.
Écrivez aussi, dans un encadré, ce que le projet n’est pas. Une ligne comme « pas d’application mobile avant la version web » évite des semaines de dispersion.
Quelle roadmap pour un développeur solo ?

Une roadmap de grande équipe, avec des dates par trimestre, ne tient pas dans un projet du soir : les dates glissent dès la première semaine chargée. Trois colonnes suffisent.
- Maintenant : ce qui est en cours. Une ou deux fonctionnalités, pas plus.
- Ensuite : les deux ou trois prochaines, dans l’ordre.
- Plus tard : tout le reste, sans ordre ni promesse.
Dans Notion, c’est une base « Fonctionnalités » en vue Kanban, groupée par horizon. Chaque carte porte une phrase de description et ses critères de fin : ce qui doit marcher pour qu’elle soit terminée. Le principe du tableau Kanban dans Notion s’applique tel quel.
Une règle simple garde la roadmap honnête : rien n’entre dans « Maintenant » tant que quelque chose n’en est pas sorti. Pour trier une liste plus longue, les méthodes de priorisation sont détaillées dans le backlog produit dans Notion.
Pourquoi tenir un journal de projet ?
Le journal est la mémoire du projet. Une entrée par session, datée, en trois lignes : ce que vous avez fait, ce qui reste en suspens, la prochaine étape. Il se tient dans une base reliée au projet, et s’affiche en vue liée sur sa page, de la plus récente à la plus ancienne.
Il rend trois services :
- La reprise : après trois semaines d’absence, la dernière entrée vous remet dans le projet en une minute.
- Les décisions : quand vous changez d’avis sur un choix technique ou une offre, vous savez ce que vous aviez décidé, et pourquoi.
- Le moral : relire ce qui a été fait en un mois montre que le projet avance, même lentement.
Le journal est aussi l’endroit où noter les idées qui surgissent en cours de route, avant de les ranger. La capture rapide dans Notion aide à les noter même loin de l’ordinateur.
Comment préparer le lancement ?
Un lancement de side project tient souvent en une liste de vérifications, à cocher avant de partager le lien. Dans Notion, une liste de cases à cocher sur la page projet suffit :
Pour les données personnelles, la CNIL explique les obligations du RGPD. Après le lancement, chaque retour reçu devient une ligne dans une base « Retours », reliée à la fonctionnalité concernée.
Quels indicateurs suivre, et quand arrêter ?
Deux ou trois indicateurs suffisent, relevés une fois par mois dans une base « Indicateurs » :
- L’usage : le nombre de personnes qui utilisent le projet.
- La valeur : un revenu, des inscriptions, ou tout signe que le projet sert.
- Le temps passé : les heures du mois, notées dans le journal.
Ces relevés servent à une décision que tout indie maker repousse : continuer, réduire ou arrêter. Fixez-vous un rendez-vous, par exemple trois mois après le lancement, et décidez sur les chiffres notés. Arrêter un projet n’est pas un échec : c’est du temps rendu au suivant. La page du projet arrêté passe en archive, avec une ligne sur ce que vous en retenez.
Faut-il un template pour un side project ?
Pour un projet simple, la page et les deux bases décrites ici se construisent en une soirée. Si votre side project est une application construite avec un outil comme Lovable, Cursor ou Claude Code, le projet a besoin de plus : les décisions, les prompts, le journal de chaque session de build et la recette.
VibecodingOS, le template que j’ai construit pour ce cas, réunit une fiche par application avec son contexte pour l’IA, les irritants, les chantiers classés par score RICE, le modèle de données, les décisions, les stories avec leur prompt, le journal de build, la recette, les retours et incidents, et les indicateurs.
Questions fréquentes
Comment organiser un side project dans Notion ?
Avec une page projet qui donne l’objectif, le critère de réussite et la prochaine étape, une base de fonctionnalités en Kanban sur trois horizons (maintenant, ensuite, plus tard) et un journal daté, une entrée par session. Ajoutez un relevé mensuel de deux ou trois indicateurs.
Quelle roadmap pour un développeur solo ?
Une roadmap en trois colonnes plutôt qu’en dates : maintenant, ensuite, plus tard. Une ou deux fonctionnalités en cours au maximum, deux ou trois prêtes à suivre, et le reste sans promesse. Rien n’entre dans la colonne en cours tant qu’une fonctionnalité n’en est pas sortie.
À quoi sert un journal de projet ?
À reprendre le projet vite après une pause, en lisant la dernière entrée : ce qui a été fait, ce qui reste en suspens, la prochaine étape. Il garde aussi la trace des décisions et montre, mois après mois, que le projet avance même quand on y consacre peu de temps.
Quand arrêter un side project ?
Quand les indicateurs relevés chaque mois (usage, valeur créée, temps passé) ne justifient plus le temps investi. Fixez une date de décision à l’avance, par exemple quelques mois après le lancement, et décidez sur les chiffres notés plutôt que sur l’humeur du moment.
Existe-t-il un template Notion pour les side projects d’app ?
VibecodingOS est conçu pour les applications construites avec une IA, de Lovable à Claude Code : contexte de l’application, chantiers classés par score RICE, décisions, stories avec leur prompt, journal de build, recette, retours et indicateurs. Pour un projet plus simple, une page et deux bases suffisent.